Prendre le métro new-yorkais

Faire un article sur le métro new-yorkais c’est parler d’une relation d’amour et haine constante avec ce réseau qui innerve toute la ville. La MTA (RATP locale) sauve tour à tour la vie de tout New-Yorkais qui peut passer toute sa vie sans toucher le volant d’une voiture (chose unique aux États-Unis) autant qu’elle peut « pourrir la vie » quand le métro ne marche plus.

Une brève histoire du métro à New York

Le réseau métropolitain naît à New York durant la seconde moitié du XIXe siècle, en version chemin de fer dans la ville avant qu’un premier tronçon souterrain ne rentre en fonctionnement en 1904. Sûr à ses débuts, il tombe dans une période déchéance lors des années 1970 et 1980 où la criminalité est particulièrement élevée (comme dans l’ensemble de la ville). Il redevient ensuite fréquentable à la fin des années 90.

La pratique du « commute »

Le métro new-yorkais circule 24h/24 et 7j/7. Il vous coûtera 2,75$ pour un aller simple avec correspondance métro/bus incluse dans les deux heures du compostage, peu importe la distance que vous parcourrez. Si ça vous chante vous pourrez rallier le nord du Bronx à l’extrême sud du Queens.

La metrocard est plus complexe. Elle fonctionne comme une carte prépayée que vous devrez « swiper » à la façon des cartes bancaires US. Pensez à dégainer votre metrocard à l’avance sous peine de remontrances des habitués du métro new-yorkais, toujours pressés. La metrocard vous coûtera 1$ à l’achat via l’automate ou en guichet de la MTA, vous pourrez ensuite ajouter du temps ou de l’argent sur votre carte. Le temps correspondant à un pass de trajets illimités pour 7 jours (31$) ou 30 jours (121$). L’argent correspondant juste à votre crédit (vous serez alors prélevé de 2,75$ à chaque passage). Je conseille de toujours prendre l’illimité si vous faites un séjour à New York pour éviter de constamment avoir à faire la queue pour recharger sa carte. Le tourniquet se fera un plaisir de vous rappeler d’ailleurs que vous n’avez pas assez d’argent sur votre carte avec un « insufficient fare ».

Il vous faudra aussi distinguer les trains en fonction de la couleur de la ligne ainsi que de leur lettre ou numéro. Sachez juste que la couleur commune à certaines lignes détermine juste le fait qu’elle circule sur la même portion entre la 42e et Houston St (prononcez ‘how-ston’ et non ‘hew-ston’ qui est cette fameuse ville au Texas).

L’important reste pour vous de faire la distinction entre les express et les locals pour cela il faut bien lire les panneaux qui sont au dessus de vos têtes sur les quais. Il faut également faire attention aux directions écrites sur les panneaux ou sur les annonces (Uptown, Downtown, Queens/Brooklyn/Bronx bound) qui vous indiquent la direction du métro.

Le métro a beau circuler 24h/24, certaines lignes ne fonctionnent que durant les rush hours, d’autres ne fonctionne pas le week-end ou encore le soir. Certaines lignes deviennent local ou express à certains moments de la journée. Et pour ceux qui n’auront pas de chance, les week-end ou « late night » (après 23h) sont souvent signe de travaux (c’est encore plus le cas depuis les dégâts de l’ouragan Sandy), les lignes de métro sont alors « derouted » (détournées). Exemple, la ligne A circulera sur la ligne F sur une portion là où la ligne F ne circulera pas tout court. Dans l’ensemble, le métro de New York est beaucoup plus complexe que celui de Paris ou de Londres du fait de ces subtilités.

Rassurez-vous c’est plus simple qu’il n’y paraît mais il faut juste faire attention aux annonces et aux signalisations sur les quais ou sur les vitres des rames (que l’on trouve dans toutes les langues d’ailleurs).

© photo principale : drpavloff / Flickr © photos article de haut en bas : Adrian Scottow , Billie Grace Ward , Brian ,  Rickie22 , Brian , T-Mizo